La légende noire des "bébés volés" en Espagne réfutée
Menée par cinq généticiens légistes de l'Institut national de toxicologie et de médecine légale (INTCF), cette étude a été publiée en mars.
Que prétendait le "récit" ?
Le récit des "bébés volés", qui a fait couler beaucoup d'encre dans les années 2000 et 2010, affirme que, pendant l'ère franquiste et au-delà (années 1950-1990), les nouveau-nés étaient systématiquement enlevés à leurs parents dans les hôpitaux. Les mères apprenaient que leur bébé était mort, tandis que les enfants étaient donnés à d'autres familles fidèles au régime, parfois contre de l'argent.
Le récit décrit un réseau coordonné impliquant le personnel médical, les administrateurs d'hôpitaux et les institutions religieuses, y compris les institutions catholiques.
Des groupes de défense et des rapports ont affirmé que jusqu'à 300 000 bébés avaient été volés.
La première personnalité religieuse à faire l'objet d'une enquête officielle est Sœur María Gómez Valbuena, des Filles de Saint-Vincent. Elle travaillait avec des mères pauvres et vulnérables à Madrid et est décédée en 2013 à l'âge de 88 ans.
Conclusions de l'étude médico-légale
L'étude, rapportée par les médias espagnols, dont El País, n'a trouvé aucune preuve médico-légale d'un réseau organisé de vol de bébés.
L'étude s'est appuyée sur des tests ADN et des exhumations. Sur les 120 tombes suspectes analysées, 117 contenaient des restes humains. Les trois autres cas présentaient des traces biologiques compatibles avec la décomposition.
L'étude conclut que les bébés dans les cas étudiés étaient en fait décédés.
L'étude et le rapport soulignent tous deux que différents phénomènes ont été fusionnés en un seul récit : les séparations d'enfants après la guerre civile espagnole et les pratiques d'adoption irrégulières.
En outre, les procureurs espagnols ont examiné plus de 2 000 plaintes, dont plus de 500 ont été portées devant les tribunaux. Cependant, aucun jugement n'a confirmé l'existence d'un réseau de vol de bébés.
Le chiffre de 300 000 bébés volés, largement cité, est désormais qualifié de "conjecture transformée en canular".
Traduction de l'IA